| 1870 |
Le 8 octobre: Naissance de Louis Vierne à Poitiers,
fils d'Henri Vierne, journaliste bonapartiste, et
rédacteur en chef du Journal de la Vienne.
Louis né quasiment aveugle.
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| 1872 |
À deux ans Vierne entend pour la première fois
le son d'un piano chez une voisine qui chante une Berceuse
de Schubert. Sous les yeux incrédules de sa mère
l'enfant qui a retenu la mélodie cherche immédiatement
à la rétrouver sur le clavier.
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| 1873 |
En avril, la famille quitte Poitiers pour s'installer
à Paris, où son père devient
rédacteur en chef à Paris-Journal.
Il achète pour Louis un jouet magnifique: un
petit piano à lames de verre à deux octaves.
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Ses parents demandent conseil à son oncle Charles Colin,
professeur de hautbois au Conservatoire et organiste à
l'église de St-Denis-du-Saint-Sacrement.
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| Le 26 septembre, naissance de sa soeur Henriette. |
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La famille Vierne habite 11bis, rue Geoffroy-Marie, Paris 9e. |
| 1875 |
En mars, un cousin contamine la famille Vierne avec
la rougéole.
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Louis entend un orgue d'église pour la première
fois à St-Maurice de Lille, paroisse de la famille.
Plus tard, il racontera:
"J'avais grand-peine à imaginer qu'un seul homme pouvait
tirer de cet instrument ces sonorités mystérieuses,
tumultueuses et calmes: cela semblait un conte de fée."
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| 1876 |
Le 18 janvier, sa soeur Henriette meurt d'une congestion pulmonaire. |
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En avril, il faut démenager pour s'installer à
Lille, où son père devient rédacteur en
chef du Mémorial de Lille. La famille y restera
durant quatre ans. |
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Il est confié aux soeurs de la Sainte-Union
pour apprendre les premiers éléments de
grammaire, d'histoire, de géographie et de calcul.
Le compositeur de l'imprimerie du journal fabrique
pour le petit écolier à la vue
très faible un manuel spécial de lecture
à gros caractères. |
| 1877 |
Son père consulte plusieurs ophtalmologistes de Lille,
qui déclarent que l'enfant souffre de cataractes congenitales
inopérables. Cependant, on envoie le père voir
le docteur de Wecker à Paris qui propose
avec assurance une opération assez experimentale.
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Wecker croit qu'il peut rendre au jeune Louis assez de vision
pour aller seul dans la rue, lire les gros caractères et
distinguer à une certaine distance soit les objets volumineux,
soit les paysages. |
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Le 2 et le 6 avril, Louis subit en deux étapes
une opération qui va lui donner une vue partielle.
Sa convalescence le force à rester six semaines à Paris
avec sa mère. L'opération est un succès!
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Rentré à Lille, Louis commence à maîtriser
le braille sous la direction de Richard Hormann,
ancien élève de l'Institution Nationale des Jeunes Aveugles.
Il commence les leçons de piano avec Mlle Gosset.
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| 1878 |
Le 11 mars, naissance de son
frère René
< image JPEG de Louis et son frère, et ses parents >
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| 1879 |
Son oncle Charles Colin vient à Lille pour l'execution de
sa Messe à l'église St-Maurice.
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À la demande de ses parents, l'organiste de St-Maurice qui
est un ami du gérant du journal, montre de près à
Louis ce monstre d'instrument, dont il est profondement impressionné.
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Vierne est tellement inspiré dans son travail de clavier que
sa mère est obligée de fermer le piano à clef pour
limiter son travail à trois heures par jour. |
| 1880 |
Mort du prince impérial. Le Memorial de Lille doit
fusionner avec son concurrant republicain l'Echo du Nord.
Henri Vierne n'en veut pas faire parti, et la famille rentre
à Paris, où le père de Vierne devient un
des rédacteurs au Figaro. |
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Ils enmenagent 4 place Dancourt,
à Montmartre (Paris 18e).
Adrèsse de Louis pendant 19 ans. |
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Vierne fait de rapides progrès au clavier, sous la
direction particulière de Henri Specht,
professeur de hautbois et de piano (et qui est également
aveugle). |
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Son oncle Charles l'emmène écouter
César Franck jouer à l'orgue de
l'Église Sainte-Clotilde.
En 1886 il va dire au Maître:
"Je vous ai entendu à Sainte-Clotilde à dix
ans et j'ai failli mourir de joie." |
| 1881 |
En avril son oncle Charles, à qui il est très
attaché, lui montre son orgue à St-Denis-de- Saint-Sacrement,
lui en explique le maniement et lui montre aussi ce qu'est l'art
d'improviser.
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En juillet, Charles Colin est décoré
Légion d'Honneur à la suite de son très
brillant concours où sa classe est récompensée
tout entière. À la maison, toute la famille Vierne
fête les succès de l'oncle Charles. |
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Douze jours plus tard (le 26 juillet),
Charles Colin meurt après quatre jours d'un pneumonie double.
Le jeune Louis souffre beaucoup de cette disparition. |
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En octobre, encore sous le poid du deuil de son oncle,
Vierne entre l'Institution Nationale des Jeunes Aveugles,
où il se plonge avec passion dans des études de piano,
d'orgue, et de violon. |
| 1882 |
Dans la classe d'histoire et géographie, Edgar Guilbeau
doit exercer une influence décisive sur la formation morale
et intellectuelle de Vierne. |
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Le 4 mai, Vierne fait sa Première communion. |
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Il obtient un premier prix d'histoire romaine et un premier
accessit de géographie dans sa classe. |
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Pour célébrer le centenaire de la fondation de
l'école par Valentin Haüy, une salle
de concerts est construite où
Cavaillé-Coll
doit édifier un grand orgue de 36 jeux à trois
manuels et pédalier pourvu de trois boîtes
expressives. |
| 1883 |
Après des travaux d'une année, le montage de l'orgue
Cavaillé-Coll est enfin achevé en six semaines -
un tour de force. Le nouvel orgue, qui est inauguré en
mars, remplit tous les élèves de joie. |
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En avril, Levitte, le censeur bien-aimé de
l'école, meurt (d'une congestion pulmonaire) - un grand deuil
pour tous. Le successeur de ce brave homme est "une brute stupide et
vaniteuse qui ne comprit absolutment rien à sa fonction:
il nous traita en prisonniers et se vantait de nous détester." |
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Le père de Vierne s'occupe de lui davantage encore que d'autrefois,
le traitant en adulte, l'entretenant des choses graves de la vie.
Son père l'incite soutenir ses efforts pour continuer ses
études le plus loin possible et d'entrer au Conservatoire dans
la classe de César Franck, selon
les espérances de son oncle Charles. |
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Louis rend visite plus souvent à sa grand'mère Vierne,
avec son pére. |
| 1884 |
Vierne entre à l'orchestre et au Quatuor de son école,
ce qu'il a attendu
depuis deux ans avec une impatience fébrile. |
| 1885 |
En juin Vierne part en Hollande avec l'orchestre et les choeurs
de son école, où ils donnent quatre concerts
à Amsterdam au Palais de l'Industrie, à l'occasion
d'un congrès. |
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Ses vacances d'été sont attristés
par la santé de son père qui commence à
s'altérer visiblement. Fatigué, son père
qui était autrefois toujours optimiste, devient sombre. |
| 1886 |
Le 5 juin, son père meurt d'un cancer de l'estomac.
Vierne ressentit "une effroyable douleur".
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Saint-Saëns compose sa Symphonie no.3 pour orgue et orchestre. |
| 1888 |
Vierne sort brillamment de l'institut. |